Pic Crémat Goulotte de l'Éperon & Couloir SE
Un première fantastique ! Et je pèse mes mots.
Au chant du coq, après un copieux arrosage festif de ce quart de siècle, je me mets en quête de ce que la nouvelle année pourrait m'apporter. Il y a bien la goulotte de l'Éperon, une substantielle entrée en matière qui, dans le cas d'une non-skiabilité, me laisse l'échappatoire à portée.
La belle inconnue demeure, n'ayant d'elle qu'un visuel très approximatif. Jusqu'à elle, rien de réjouissant : le terrain en a vu des vertes et des pas mûres, gel et dégel se succèdent, doublés d'une fréquentation exhaustive, mais une fois dedans, nulle trace d'imprudent, juste la goulotte et moi. Elle me dévoile les subtilités, comment m'y prendre pour les négocier. Le challenge était de taille, j'en suis sorti.
La barre est haute !
Tournaboup 1550 m, 10h04, 2°.
Pas de lève-tôt après ce réveillon, donc pas de bouchon pour approcher de Tournaboup, la piste sur la D918 à la neige douce puis la trafollée ressaisie pour la montée des cabanes et Coume d'Aouda. Au pied de la Goulotte de l'Éperon passage aux crampons accompagnés des faux jumeau Gully's, la neige foncièrement ferme impose de jouer des pointes avant, la première étroiture dans les 65°, un crochetage main droite, s'ensuit la rampe puis la deuxième étroiture qui frôle les 60°, et la sortie au Cirque des Dalles Blanches reste le Couloir SE qui monte tout simplement. La descente de la brèche, un must en neige décaillée sans la moindre trace, y compris la rampe de sortie, en longeant le pied des barres, toujours la printanière, le moins bien, la traversée descendante des parties à peine pentées en rive droite Coume d'AOuda évidemment trafollée, puis les divers ressauts, toujours en tirant à droite, lisses et printaniers jusqu'à celui pour conclure de l'entre-deux.
Du monde parti plus tard à la conquête du col d'Oncet, voire du Pène Blanque.
Départ 10h04/Retour 13h25 T. approche : 1h36 T. montée Goulotte de l'Éperon + Couloir SE : 1h02 T. parcours : 3h21
La bulle anticyclonique.