Gassère d'Aoube Couloir Mouaiskon
Bonne avant le mauvais !
Après avoir avalé de la chaussée juste pour entendre le vent dans les drisses à Gavarnie, nous revenons penauds au spot. L'heure avancée aurait pu nous faire craindre le pire, même pas, l'impériale neige du Bastan qui suscite autant d'adhésion doit y être pour plusieurs raisons.
En un, la proximité étant de mise, c'est tout naturellement que nous prenons la direction de Mouaiskon, les ressauts s'enchaînent comme on égrène les aspérités d'un relief à peine tourmenté, au couloir, le champ des boulettes faisant les bordures, serait-ce l'indice de la dernière chute qui aurait pris chaud lors de l'éclaircie d'hier après-midi ? Très sûrement ! En tout cas, cela ne gêne nullement l'ardeur du comparse, qui enfile les conversions comme un maître-perlier dans l’exercice de ses fonctions.
En deux, la brièveté de la montée ne coupant ni souffle ni jambes, laisse de belles opportunités, à moins que la première interprétation suffise à combler le temps d'errance alloué ; de plus, reste l'exercice descente ; dans le cas présent, le doute n'est pas permis.
En trois, faut voir !
Lascourbes D918 1530 m, 10h15, 9,5°.
Il était question d'aller du côté Saint-André, mais aux Espicières, la frange méridionale de la tempête Eowyn donnait des signes probants de sa puissance, du coup demi-tour, pour le plan Bastan. Là, la température, non influencée par le courant ambiant, fait des prouesses : la neige se garde de cette subite montée en degrés, elle est ressaisie, mais avec délicatesse, donc une progression somme toute conforme aux prévisions. Au cône de déjection, le changement vient, la poudreuse d'hier supplante l'ancienne, une transition que les peaux s'empressent de stocker en paquet (ça botte), puis, les conversions s'enchaînant, le phénomène disparait ; à 2280 m, passage en mode piéton, l'épaisseur satisfaisante de fraîche couvre la pas terrible gelée des jours passés. La descente de Mouaiskon, la partie supérieure poudreusement lisse, est bonne (pas excellente) ; à partir du médian, les coulées émanant des rochers se sont stockées en rive droite, malgré l'apparence d'un support hétéroclite, toujours bon. S'ensuit les pentes rive droite de la Coume d'Aouda, proches de l'excellente ; il en va de même jusqu'à la piste par la croupe entre-deux.
Rencontre de Paul avec qui nous avons fait piste commune + pérorer au bord de la chaussée.
Départ 10h15/Retour 12h42 T. approche : 1h17 T. montée Mouaiskon : 37' T. parcours : 2h27
Beau à peine voilé, la douceur est là.