Grand Gabizos Taillades Blanques Couloir WNW

Il est loin le temps où Larue était vide !

L'objectif Lou càou de pastoù semblait potentiellement réalisable. Certes, les informations relatives au secteur ne filtrent guère, donc nous partons en immersion dans ce virtuel vallon à la recherche d'une poudreuse qui n'aurait nullement subi les assauts répétés des skieurs de randonnées un tant soit peu chevronnés.

Commencer par une descente, original ! S'ensuit une brutale montée où la croûte domine, pourquoi pas ! Puis la brise catabatique s'en mêle, rien ne nous est épargné pour atteindre le couloir en question. Voilà que sur nos pas bien plus bas le vallon se réveille, une troupe, que dis-je, une horde d'une dizaine de personnes emboîte la trace, déjà Serge nous rejoint.

Alors les loulous, Le couloir est pour vous, bon brassage, désolé, Louesque m'attend ! Sur ce, nous continuons le surplus de conversions jusqu'à atteindre la plaque de glace fatidique, qui nous fait déposer les skis. Comme prévu, les deux cents mètres restants de pentes modérées se firent au rythme du pas qui pénètre dans la semoule, avec ce zeste de gelé, profondément enfoui, maintenant la brèche approche, la glace surgit, notre moment gouloté et enfin la sortie pleine lumière.

Sortie d'un jour de solde !

Col de Soulor 1474 m, 8h40, -1,5°.

Du Soulor, la descente à Escala par la D918 sur les traces lustrées glisse fort convenablement, peautage au pied de la montée du bois 1359 m, pas bézef de neige de plus, elle croûte un poil, il en va de même jusqu'à 1600 m, suit une poudre semoule peu épaisse, à 2000 le blanc domine, toujours cette poudreuse qui fait un grand écart, de tassée à semoulée, au cône de déjection l'épaisseur sensiblement plus importante, puis le couloir avec le fond gelé devient compliqué à converser, passage aux crampons à 2440 m, la glace faisant son apparition, puis une montée qui brasse dans la semoule, jusqu'à la glace à la sortie de la brèche. Nous descendons comme nous sommes montés, chaussage au dépôt et une descente qui nous fait regretter de ne pas être parti de là-haut, vallon de Larue du ski en poudre honorable puis croupe d'Arriou ; il valait mieux regarder où l'on mettait les carres, croûte bien avant l'entrée du bois. Celui-ci relève d'un slalom sur place, déchaussage à 1494 m pour rejoindre la D918, repeautage et retour au Soulor.

Au cône de déjection, le duo Serge/Vincent est revenu sur nous et Serge a continué sur sa lancée au pic de Louesque.

Pour le coup, le vallon de Larue et le pic de Louesque ont eu pas mal de visites, nous n'étions point seuls, mais devant.

Départ 8h40/Retour 13h59 T. approche : 2h35 T. montée couloir WNW : 1h16 T. parcours : 5h19

Le beau temps, 3/4 du temps à l'ombre + le catabatique qui se déverse.