Soum Blanc de Sécugnat Couloir NE
Pour sûr, il est fait !
Il était ébauché depuis pas mal de temps déjà, un creux dans le programme et un enneigement qui devrait assurer, une bonne raison de rejoindre le Saugué ; là comme ailleurs, la neige n'est que mitage, mais tout de même, elle n'est pas franchement si éloignée, il est vrai que l'accès en est facilité par l'absence remarquée de l'ingrédient blanc.
Il fallait un bel objet de désir pour se rendre au Pourteillou, ce drôle de voyou, planqué derrière cette ligne calcaire qui n'a rien d'éphémère. L'approche n'ayant nulle ambition, et celle-ci ne prenant pas plus de temps qu'il n'en faut, je suis à monter en lacets dans le champ d'action de la coulée du jour passé, un pincement au resserrement d'il y a presque neuf ans, s'ensuit la rampe qui se monte sans histoire, reste la croupe rebelle qui fait la part belle à cette ligne enfin parcourue.
Sur le plan éthique, une réussite !
Saugué 1650 m, 9h18, 6°.
Au plateau du Saugué, le mitage est tel qu'il ne viendrait pas à l'idée de skier ; 15' de portage, nous chaussons les planches, la neige a eu l'opportunité de se ressaisir. Pour le coup, c'est bon avec le quelque chose en plus, le grip. Vallon de Barrancou du pareil au même, sauf que la pellicule du saupoudrage d'avant-hier officie par ici, jusqu'au cône de déjection il ne se passera pas grand-chose, par contre celui-ci a été balayé par la coulée émanant des pentes suspendues de la rive droite, je converse dans ce terrain de boulettes meubles, à l'occurrence, au bout de 20 conversions l'étroiture est atteinte, place aux pointes. Me voilà dans le couloir proprement dit, la neige est souple, l'enfoncement pas très important, la pente uniforme, le 45° est atteint, voire dépassé, le goulet passé, la pente marque un changement de direction à droite se rapprochant de la paroi dominante, puis, à son extrémité, re-changement directionnel à gauche pour affronter la croupe neigeuse qui marque la fin du couloir, la pente s'infléchit en atteignant la brèche. La descente commence par la croupe déversante, la neige est portante, s'ensuit la bifurcation à gauche avec le bref replat. C'est autour de la rampe à la neige souple qui m'amène au goulet. Là, c'est étroit, pas le choix, il me faut faire le seul virage que j'ai à mon actif : droite, gauche, dérapage, droite, gauche, re-dérapage, droite, gauche, sortie, rive gauche. Là, la neige est lisse sous l'immense barre rocheuse, puis déglutir le champ de boules du cône, au pied une dernière courbe cool, je rejoins Jo.
Pendant ce temps, Jo faisait aller-retour au Pourteillou et m'attendait afin d'assurer quelques clichés.
Départ 9h18/Retour 12h14 T. approche : 1h14 T. montée Couloir NE : 1h00 T. parcours : 2h56
Voilé, avec tout de même une lumineuse éclaircie.