Pic de Las Lourides Couloir E

Une fois de plus !

Le succédané, qui tombe à point nommé ! Un projet, pour qu'il soit bien mené, il faut impérativement se documenter, avoir les arguments percutants pour convaincre l'assemblée et, pour finir, les conditions sine qua non le jour J. Faute de tout cela, il vaut mieux savoir renoncer et proposer la sortie sans chichi, qui convient au plus grand nombre.

Au Camoudiet, c'est chose pratiquement faite, la température est positivement négative, les premières langues de neige sont à porté et celle-ci elle va être comment ? Eh bien ! Il faut faire avec, quand elle est ni trop ni pas assez, pas besoin de se presser, prendre le temps de déguster cette marmelade qui, tout à l'heure, nous fera l'honneur de bien descendre ; en attendant, il faut au moins cent vingt minutes pour avoir la vue dégagée.

Une fois le méli-mélo des neiges à hautes valeur ajoutés, qui donnèrent une descente par forcément inoubliable, mais d'un certain intérêt, le couloir quand à lui offre le potentiel qui réjouit. Il me fallut remonter, afin de retrouver un temps soit peu de pente, qui elle m'amena dans un élan certain à la langue de neige qui délia le tout.

Vue, la Diagonale du fou ne sera pas un bouche-trou !

Camoudiet 1438 m, 8h59, -3°.

Le saupoudrage redonne rien qu'une apparence pseudo-hivernale. Cela commence bien : portage, échauffement de 10' pour chausser sur une indéniable ressaisie par les effets cumulés de la pluie et des chutes de neige spontanées qui n'ont guère duré. Donc une montée qui se partage entre la neige ferme, une couche pelliculaire et les accumulations de neige frittée, mais aussi parfois, par endroit, une croûte sympathique, pour conclure avec une poudre qui cumule les critères énumérés juste avant. Maintenant, je descends le couloir E : la qualité de ce côté ressemble étrangement à celle rencontrée à Clot det Mail, cela commence par la poudre qui a tendance à me suivre, s'ensuit la bien ferme pelliculée qui m'accompagnera jusqu'en bas, au vallon du Monfaucon quelques bons passages de poudre tassée, une traversée, un déchaussage pour remonter à la crête de Las Lourides, un rechaussage pour assurer la descente de la crête puis de la ferme, et des langues de neige pour rentrer au Camoudiet.

Pendant ce temps, Jo faisait une approche remarquée du Coste Oueillère, après une descente chacun dans son coin, nous nous retrouvâmes à la confluence des vallons.

Départ 8h59/Retour 12h05 T. montée : 2h01/2h46 T. parcours : 3h06

Beau temps, catabatiquement dérangeant.