Grand Ferrand : Choroum Olympique depuis la Jarjatte
#####lipsum Un joli tour que nous voulions faire tous les deux et dont le statut de classique n'est pas usurpé. En arrivant à Lus le vendredi soir nous nous rendons compte qu'il fait encore bien nuit à 20h. En fait la lune donne au ciel une mince clarté et les lampes font le reste. Nous cachons les vélos derrière un arbre après la Jarjatte et suivons le chemin qui monte bien raide dans la pente. Un peu moins d'une heure plus tard nous arrivons aux environs du refuge où une lueur à la fenêtre trahit un présence humaine. À l'intérieur nous retrouvons deux gars qui prévoient d'aller au Grand Ferrand en crampons le lendemain. Petit tour à la source, joujou avec le poêle, soupe, pâtes... et dodo bien au chaud. Le lendemain nous partons à la frontale. Après avoir contourné quelques plaques de neige nous pouvons chausser, juste sous la pente après laquelle le chemin redescend sur la Lac du Lauzon. Nous coupons au dessus du lac sans dépeauter et de l'autre côté du col de Charnier faisons la même chose en direction du Pas la Cloche. La neige dure permet d'avancer sans se fatiguer. Il faut quand même dépeauter pour redescendre dans le vallon du Grand Villard où nous rejoingons 2 cordées qui partent pour le même objectif. Le ciel initialement couvert se dégage et le soleil fait son apparition à notre grande joie. Les choroums sont vite avalés car la neige dure et tracée rend la chose très facile et que le ressaut de la seconde grotte est court. C'est très esthétique ! Au sommet nous faisons une bonne pause pour manger notre pique-nique dans le vent glacial. Puis allons retrouver les pentes skiables après une desescalade dans les rochers, facile à suivre le long des marques de peinture et de crampons. Sous la barre rocheuse les pentes de neige dure et lisse se laissent bien carver puis on rejoint une zone où la surface commence à transformer, également agréable sous les spatules. Nous passons le Col de Charnier sans repeauter puis rapidement les skis retrouvent leur place sur le sac pour une descente printanière jusqu'aux vélos. La redescente à vélo se fait par la même route qu'à l'aller mais c'est malgré tout une découverte car la lumière du jour nous laisse mieux apprécier le paysage que lors de la montée de la veille. Petite pause à Lus pour boire un coup en attendant mon train, détour par la "cabine téléphonique à livres" pour trouver de la lecture pour le trajet et retour à la maison.
J1 : un peu de neige avant le col de la croix mais molle aux moments où on y est passé. J2 : À la montée : neige dure, couteaux tout le long. Bonnes conditions pour remonter les chorums. Le ressaut du 2e choroum : 5m de rocher couvert de 2-3cm de glace avant de retrouver de la neige dure (pas protégeable pour le 1e). Vieille corde fixe, Goujon de 10 avec cordelette sur le pilier dans l'axe, visible du bas. On a trimbalé un brin de rappel de 50m pour ça mais il était bien plus long que nécessaire. À la descente : neige dure irrégulière au dessus de la barre rocheuse puis neige dure lisse très skiable, qui se transforme en surface plus on descend.
Partis à 5h50 de la cabane du Col de la Croix, nous retrouvons nos vélos à 12h45 avec :
4h pour aller de la cabane au sommet (dont 1h de portage) ; 2h55 pour la pause au sommet et la descente (ski + portage).
Couvert au début, beau pendant la remontée des grottes
5 matelas et de la place pour plus, un poêle et une scie, un peu de vaisselle plus ou moins propre (casseroles, couverts, cafetière piston, ...), des fonds de paquets de pâtes, ... Source à proximité.