Pène Blanque - Puja coma un tesson

Pas une destination de rêve !

Hier, le choix s'étant porté sur la grimpe synthétique aseptisée d'un mur dénommé Usine. Aujourd'hui, Lunes, après des chutes de neige difficilement quantifiables, nous prenons l'itinéraire d'un classicisme de bon aloi sans trop savoir pourquoi !

La neige, que l'on aurait pu croire formidable, n'a même pas la subtilité de le cacher. Alors, pour le coup, ce n'est pas une invite à s'engager dans les déversantes du coin. Déjà tracer cette croûte enlève une part de rêve et amenuise les forces vives, s'ensuit la pourrissante, pas plus élégante. Allez, je pousse encore un poil manière de prendre la hauteur suffisante et ainsi le champ libre pour quelques courbes peu reluisantes.

Les giboulées sont de retour !

Tournaboup 1450 m, 9h12, 2°.

Une impression de fin de saison au Bastan : les versants S sont totalement dépourvus de neige jusqu'à + de 1800, les versants N font encore bonne mine, la chute de neige ventée n'y a que partiellement remédié. La montée par le retour velours n'est pas significative, au sortir de la piste de Toue à 1900 m, agréable neige portante, thalweg d'Oncet ravagé par le passage des freeriders venant du Pic en neige à la portance humide, en s'enfonçant Coume d'Oncet, c'est la croûtée qui officie et nulle trace de montée, évidemment pas le choix, je m'y colle ; à 2300, les prémisses d'un changement, la neige passe à l'état de liquide, cela devient pénible, les corniches d'Oncet col/Pic lâchent quelques coulées, je prolonge encore en direction de la brèche NE, à 2603 m sous le rocher arrêt. Descente du point atteint à la combe d'Oncet, pas terrible, neige humide sur l'épaisseur 15/20 cm de plus collante, mieux la contre-pente au-dessus du lac, mais bref, bien en prenant rive droite au-dessus du thalweg d'Oncet jusqu'à la piste Toue, puis la printanière douce jusqu'au pk Tournaboup.

Des freeriders très clairsemés en provenance du téléphérique, sinon le silence d'Oncet entrecoupé par d'inopinées coulées.

Départ 9h12/Retour 12h57 T. montée : 3h00 T. parcours : 3h45

Le beau qui s’étiole au fil de la matinée laissant le champ d'action au voile s'ombre, qui finit par laisser échapper le grésil propre aux giboulées.