Turon du Néouvielle en boucle : Par la Glère et les Lacs Estelat à la montée puis descente éperon W lac bleu
Après une montée en mode hiver depuis Barèges la veille et un toujours excellent accueil au refuge, mon camarade en avait assez et nous avions bullé tranquillou, se réservant donc pour cette épopée dominicale. Fidèle à nos habitudes, nous prenons le premier petit déj et sommes parés les premiers. En habitué du coin, je sais bien que l'itinéraire au SW du refuge est farci de courtes montagnes russes qui font perdre un temps alors que l'itinéraire partant du lac de la Glère propose une montée régulière, certes au prix d'une courte descente initiale. Nous partons donc sur cette dernière option, curieux également car je ne l'avais que pratiquée.
La trace est un peu glissante par endroit et nous la quittons donc de temps en temps pour plus de confort. A l'aval du lac de la Mourèle nous nous dirigeons vers le lac det Mail en vue d'emprunter la Coume Estrete à la montée, parcours qui me semblait plus safe niveau nivo que par les lacs de Maniportet. Avant ce lac, nous n'échappons pas à une courte redescente qu'on négocie au mieux, la trace pré-existante se termine avant le premier lac Estelat. Nous évoluons donc dans un univers mono-ton avec une luminosité limitée. Ce qui a pour effet de nous dérouter quelque peu en terme de gestion des micro-reliefs. Ca s'améliore heureusement à l'entrée de la combe où nous attend une neige légère, vrai régal à tracer (rien à voir avec celle de mon dernier passage fin 2021). Personne ne nous suit, les autres candidats au Turon ont du prendre l'autre itinéraire manifestement, on en verrait bien au moins à l'horizon dernière nous, étant sur un rythme pépère. La fin de la Coume Estrete se cabre, la neige toujours collaborative nous offre une montée sans difficulté. A la crête, nous négocions quelques mètres bétons et restons au plus près du fil. La suite s'annonce raide et exposée aux vents. Il y a possiblement des plaques au N de la crête orientale et je préfère par prudence passer dans les cailloux: on chausse de fait les fers pour 150m environ. Au replat vers 2900m, la cîme se distingue dans les nuées et quelques skieurs arrivent en contrebas par l'itinéraire alternatif. Nous rechaussons les skis et comme les autres skieurs ne sont pas décidés encore, je trace la montée. Par précaution, en split 2 parties, j'ai ajouté les couteaux ne sachant pas s'il n'y a pas dans le lot quelques zone bétons à franchir. Je trouve que c'est quand même chargé et avec plus de cohésion, j'essaie de limiter les risques en s'espaçant avec mon camarade et en gardant la bordure rocheuse à proximité. Rien ne viendra confirmer mes craintes heureusement et le cairn sommital dans sa carapace blanche est atteint somme toute assez vite. C'était un régal de tracer... et d'avoir le sommet en exclusivité pour quelques minutes. L'horizon est très limité à l'est et au sud ... bien dommage, peut-être déjà les prémices de la dégradation annoncée. Un semblant d'amélioration permet de distinguer un lac de Cap de Long blanc fluo comme je n'avais jamais eu l'occasion d'admirer. Après dépeautage, pause barre et boisson, nous entamons la descente, très bien le plaisir est là avec une neige extra. Nous optons pour faire une boucle et faire le retour par la trace des autres skieurs du jour. Il est encore tôt et nous prenons le temps, profitant de la quasi absence de trace jusqu'à l'amont du lac de la Glère où l'orientation et le crayonnage de la veille rend l'évolution moins agréable. C'est court et nous sommes déjà au pied du refuge, n'ayant plus qu'à remonter profiter d'une boisson bien méritée.
Neige top en quantité et en qualité. Pour faire la fine bouche, un peu moins bonne sur le versant W qui ramène au lac de la Glère
Refuge: 7h Sommet: 10h30 Rythme cool à la descente Refuge: 12h
Plutôt beau, un peu de nébulosité au lever puis ça se lève et ça commence à gentiment se recouvrir à partir de 10h30
Excellent accueil as usual !