Haute Route Chamonix - Zermatt : par Le Tour - La Fouly et l'Hospice du Grand St Bernard
Compte-rendu détaillé :
L’équipe du CAF de Toulouse: Vincent, Stéphane, Jeff, Bastien, Guilhem
25/03 - Jour 1 : Le Tour - Refuge Albert 1er
Premier Tour
Départ depuis le parking du village du Tour en lieu et place du classique départ d’Argentière. Nous faisons le choix pour cette traversée de ne pas emprunter l’itinéraire le plus populaire, de limiter les passages en vallée et de n’utiliser que nos skis pour rejoindre Zermatt (pas de remontées mécaniques ni de taxis).
Les conditions sont printanières, températures largement positives sous les 2500 m en après-midi et regel nocturne marqué. Bonne nouvelle : nous pouvons chausser dès le parking et entamer notre première montée avec les couteaux. Une fois le glacier du Bec Rouge atteint (2800 m), nous renonçons au sommet du même nom et préférons traverser jusqu’au refuge Albert 1er, nous permettant ainsi de rentrer progressivement dans le rythme de la traversée et de garder une bonne visibilité sur le glacier avec un plafond nuageux qui commence à s’abaisser.
7 h 27 - 7 km - 1300 m D+
26/03 - Jour 2 : Refuge Albert 1er - La Fouly
La course contre la montre.
Deuxième jour et il est déjà temps de quitter la France et de poursuivre notre traversée vers l’est et la Suisse. Deux cols sont au programme de cette journée en haute montagne. Deux options d'itinéraires s’offraient à nous pour arriver à la Fouly, nous avons choisi de passer en Suisse par la Fenêtre du Tour (3414 m) et de poursuivre par la col de la Grand-Luy (3416 m) avant de descendre à notre village d’arrivée. Les informations glanées la veille au refuge nous rassurent sur le passage du premier col, le deuxième on verra bien !
La montée à la Fenêtre du Tour côté français se fait très facilement, depuis le plat glaciaire seulement 10 mètres à remonter skis à la main pour accéder au col. Le côté suisse, plus exposé au soleil, nous réserve une première difficulté : une descente béton, n’ayant pas encore décaillé à 50° sur 200 m. On ne peut descendre qu’en escalier avec les skis au pied sur les premiers ⅔ de pente, piolet ancré, avant de pouvoir déraper doucement et reprendre pied sur le glacier après 3 premiers (et derniers) virages.
Nous avons perdu du temps dans ce passage technique et sommes maintenant dans les nuages, la visibilité est réduite à 50 m. Nous poursuivons lentement notre descente sur le glacier de Saleinaz. Avant d’entamer notre remontée vers le col de la Grand-Luy nous constatons qu’une fixation du ski de Jeff est dévissée et présente un jeu important. N’ayant pas réussi à la resserrer convenablement sur place et ne pouvant envisager un autre échappatoire que l’itinéraire initial nous reprenons notre approche du col de la Grand-Luy en espérant ne pas perdre la fixation en route. Nous observons deux groupes devant nous dans la montée finale du col de la Grand-Luy, skis sur le dos, peinant à franchir le couloir situé sous le col. Le passage est constitué d’une rimée à la base qu’il faut passer encordé puis d’un couloir de neige à 45° à remonter sur une centaine de mètres. La principale difficulté repose sur la neige légère et profonde dans laquelle nous devons évoluer. Celle-ci est posée par endroit sur de la roche, complexifiant le passage. Après une bonne bataille et grâce aux efforts de Bastien nous finissons par franchir le col 2 heures après avoir débuté son ascension !
Reste à descendre jusqu’au village de la Fouly. Entre faible visibilité sur le glacier en haut et bataille pour skier dans une neige infâme, lourde et trempée sur 40 cm dont on pensait l'existence cantonnée aux Pyrénées, nous touchons au but après une étape de plus de 10 heures. Le gîte sera le bienvenu pour réparer les corps et le matériel. Ce village situé à 1600 m d’altitude sera notre point de passage le plus bas de la traversée, le seul dans un village. Son épicerie offre donc aussi le seul point de ravitaillement hors refuge.
11 h - 17 km - 1400 m D+
27/03 - Jour 3 : La Fouly - Cabane du Plan du Jeu
De la chaleur, encore de la chaleur.
De même que la veille, le début de journée est très doux et les premiers rayons de soleil font encore grimper la température. Une longue remontée s’amorce vers les lacs de Fenêtre. Le bon enneigement présent à partir de 2000 m masque encore bien les épisodes de fonte prononcés de ces derniers-jours. En dessous, les jours sont comptés pour le manteau sur les orientations les plus exposées. Un passage plus raide, sous des coulées récentes, nous permet d’accéder aux lacs sous le regard des bouquetins et chamois. Le col de la Fenêtre d’en Haut franchi (2722 m) nous descendons sur la route du col du Grand-Saint-Bernard côté italien, remontons au col (2460 m) et entamons notre dernière descente de la journée sur un itinéraire très fréquenté. A hauteur de l’entrée du tunnel côté suisse une ultime montée de 200 m nous permet de rejoindre la cabane du Plan du Jeu (2081 m). Ce sera notre dernière cabane tout confort : bain nordique avec vue, douche chaude, électricité, wifi et une délicieuse viande en sauce pour le dîner.
A noter que l’on parle de cabane en Suisse mais qu’il s’agit bien d’un refuge gardé.
8 h - 19 km - 1450 m D+
28/03 - Jour 4 : Cabane du Plan du Jeu - Cabane du Vélan
Vite fait bien fait !
Toujours des conditions printanières, une neige bien durcie par le regel nocturne pour commencer la journée. Les couteaux, souvent indispensables pour les premières heures de montée, nous permettent de progresser sur une première rampe raide avant de basculer vers le col de Pro (2778 m) puis celui au sud-est du Montorge (2922 m). Une descente dans une neige profonde et restée froide grâce à son orientation nord, face au Grand Combin, sera la plus belle récompense de la journée. On continue à enchainer les virages jusqu’au pied de la dernière montée de la journée : la moraine nous conduisant jusqu’à la Cabane du Vélan. La descente aura été bonne de bas en haut ! Suffisamment rare pour le noter, tant les conditions printanières font leur effet passé midi. La décision avait initialement été prise de ne pas monter à la cabane de Valsorey (étape classique) et lui préférer celle du Vélan, plus proche (toutes les nuits ont au préalable été réservées et comprennent la demi-pension). La journée ainsi écourtée évite une remontée sur une orientation sud-ouest, exposée aux heures chaudes ainsi que 400 mètres de dénivelé en plus. La prévision d’une météo moins bonne pour le lendemain motive aussi ce choix : la liaison Vélan - Valsorey est courte et relativement simple à réaliser par mauvais temps. L’arrêt au Vélan est très appréciable, le refuge est bien équipé, nous sommes seuls pour la nuit (probablement pour la dernière fois) et profitons d’un repas une nouvelle fois copieux et assez original : une choucroute !
6 h - 7 km - 1300 m D+
29/03 - Jour 5 : Cabane du Vélan - Cabane de Valsorey
Tu l’as vu ?
Comme annoncé depuis quelques jours, la journée de mauvais temps est bien là. Cela conforte les choix d’itinéraires faits auparavant ! Nous oublions la variante prévue par beau temps passant au col de la Gouille. Il est bien plus facile de réaliser cette courte étape qui consiste à descendre dans la vallée et remonter 600 m sur le versant d’en face par mauvais temps que de réaliser l’étape suivante si nous avions été à Valsorey la veille. La montée au-dessus de Valsorey jusqu’au bivouac Musso se fait en crampons-piolet sur des pentes raides et assez exposées. La visibilité est de rigueur, surtout si on ne connaît pas le passage ! Sans se presser nous quittons le refuge dans des conditions météo dégradées, chutes de neige et vent modérés, visibilité à 50 m. Nous restons groupés, Vincent nous montre la voie et nous guide parfaitement jusqu’au refuge grâce au GPS et à son expérience sur cet itinéraire acquise l’an dernier. Nous découvrons la petite cabane de Valsorey, d’abord en petit comité. 2 heures après la cabane sera pleine à craquer, avec la présence de plusieurs gros groupes de skieurs (jusqu’à 22 membres !). Nous mesurons l’écart qui sépare les cabanes anciennes et les plus modernes, rénovées ou reconstruites, mieux dimensionnées pour l’accueil du large public fréquentant cette partie de la Haute-Route. A Valsorey nous sommes les uns sur les autres, dans un brouhaha constant et une chaleur étouffante. L’odeur qui règne est à la hauteur des espérances, entre friture de rostis aux lardons et chaussettes humides. Même dans des conditions moins confortables, le gîte (et le repas) restent toujours les bienvenus. Nous rechargeons les batteries et pensons au passage clé de demain, surtout avec la fréquentation annoncée : la montée au bivouac Musso.
3 h 30 - 5 km - 700 m D+
30/03 - Jour 6 : Cabane de Valsorey - Cabane de Chanrion
On aurait eu tort de s’en priver !
Outre les difficultés à s’orienter que nous aurions eu dans la météo complexe de la veille, nous aurions eu tort de nous priver de la vue et de passer la journée les yeux rivés sur le GPS ! Cette étape sera celle qui marquera la traversée par sa beauté, son ski et sa diversité.
Le beau temps est de retour et malgré les dizaines de skieurs s’engageant ensemble dans la montée, nous progressons bien. Après de nombreuses conversions la pente se redresse et nous mettons les crampons pour franchir une pente à 40° en bonne neige (fraiche mais stable). L’accès au plateau abritant le bivouac Musso se fait ensuite par une traversée de 300 mètres au-dessus de pentes raides, sur les flancs du Combin du Valsorey (4184 m). Ce passage se sera révélé moins complexe que prévu. La nouvelle couche de neige n’est pas trop épaisse (15 - 20 cm) et nous bénéficions d’une bonne trace faite par les nombreux groupes devant nous. S’en suivent une redescente sur le glacier du Sonadon puis une montée au col éponyme. Nous profiterons de la neige fraîche en refaisant quelques descentes sous le col avant de basculer au sud sur le Glacier du Mont Durand. Les paysages de haute-montagne que nous redécouvrons sous un magnifique soleil sont superbes. Les glaciers sont bien bouchés, peu de crevasses en vue, l’itinéraire est évident, nous pouvons nous concentrer sur le plaisir de la descente. En approchant du fond de la vallée nous remarquons un couloir vierge, peu pentu mais très esthétique, que nous laissons pour poursuivre sur l'itinéraire facile de descente. Après réflexion quelques minutes plus tard, en voyant la marge que nous avons sur l’horaire, nous décidons de remonter, sacs légers, pour skier ce couloir. La descente est à la hauteur de nos espérances. Le couloir se termine dans un lit de rivière étroit mais bien bouché par la neige que nous remontons sans peine pour rejoindre nos affaires. Nous terminons cette belle journée à la cabane de Chanrion. Ce sera l’une des plus belles cabanes dans lesquelles nous nous sommes arrêtés. Son confort, sa conception et la vue que propose sa salle de restauration, entièrement en bois et grandes baies vitrées, en font l’une des plus agréables.
A noter qu’il s’agit d’une cabane rénovée récemment, particulièrement confortable et fonctionnelle, qui dispose même d’un approvisionnement en eau hivernal, véritable luxe qu’on ne retrouvera que dans cette cabane (pour les cabanes d’altitude). Dans les autres cabanes, il n’est pas possible de compter sur une douche ou tout simplement sur de l’eau au robinet. Il est donc nécessaire d’acheter des bouteilles d’eau dans les autres cas et au prix fort (entre 6 et 10 € les 1,5L !).
7,5 h - 16,5 km - 1300 m D+
31/03 - Jour 7 : Cabane de Chanrion - Cabane des Vignettes
Du zef
Du ciel bleu au lever mais les sommets nous signalent par leur panache de neige soufflée que la journée ne va pas être de tout repos. Direction la Serpentine et son glacier. Proche de la côte 3200 nous nous encordons pour la première fois du séjour pour franchir une partie du glacier plus tourmentée : une traversée sous les séracs et sur ponts de neige. Une fois ce passage franchi, le glacier s'adoucit mais le vent se renforce. Il se renforce à tel point que les rafales (proche des 100 km/h) nous déstabilisent et rendent la communication difficile. Il fait beau mais nous ne sommes en qu’en début de journée et à plus de 3300 m d’altitude, encore sous le col de la Serpentine, le ressenti baisse fortement et les pauses sont proscrites. Après 2 bonnes heures de combat par vent fort de ¾ face, nous franchissons le col. A la différence de d’habitude, le vent faiblit à l’approche des hauteurs. Nous prenons un repos très appréciable pour boire et manger un bout. La configuration des lieux a sans doute été à l’origine d’un phénomène venteux se renforçant en descendant le goulet que constitue le glacier de la Serpentine. Cette accalmie nous permet d’envisager l'ascension de la Pigne d’Arolla (3787 m) dans de bien meilleures conditions. Nous rejoignons par la même occasion l’itinéraire de la Haute-Route “classique”, bien plus fréquenté, arrivant depuis la cabane des Dix. Place à la haute-autoroute.
7,5 h - 14 km - 1700 m D+
01/04 - Jour 8 : Cabane des Vignettes - Cabane de Bertol
Poisson d’avril
Afin de nous éviter une arrivée tardive et/ou une nuitée dispendieuse à Zermatt, nous avons fait le choix de fractionner notre dernière étape et de nous arrêter à la cabane de Bertol. Le choix est une nouvelle fois judicieux puisqu’il nous permet de découvrir une cabane atypique, la plus haute de notre traversée (3311 m), perchée sur une arrête rocheuse. Les derniers 40 mètres d’ascension pour accéder à la cabane se font à l’aide d’échelles. De là-haut on domine le glacier du Mont Miné et on profite de la vue sur notre objectif du lendemain : Tête Blanche (3711 m).
Finir la Haute-Route suffisamment tôt pour éviter une nuit à Zermatt est une chose mais notre objectif principal pour le lendemain sera d’atteindre la cabane du Mont Rose pour tenter l’ascension de la Pointe Gnifetti (4554 m) le surlendemain. Nous le savons, l’étape est ambitieuse, tant en termes de dénivelé que de distance. Afin de respecter nos horaires, nous devons terminer la dernière descente et passer le village de Furi avant midi. C’est un objectif que nous ne pourrons atteindre qu’avec une météo favorable. Pour l’heure c’est l’incertitude : depuis notre arrivée au refuge il neige et le vent s’est levé.
Nous remettons au lendemain la décision pour la suite du programme, ce sera de toute façon la météo qui décidera. Pour l’heure nous avons une fondue à déguster !
5 h 30 - 15 km - 1250 m D+
02/04 - Jour 9 : Cabane de Bertol - cabane de Bertol
Faux départ
La météo est toujours mauvaise : vent, neige et faible visibilité. On se prépare pour un départ à la frontale. Stéphane, le gardien de Bertol, nous dissuade de prendre le départ avec une si faible visibilité. Le glacier pourrait se révéler piégeux. Nous descendons les échelles et refaisons un point. L’option de descendre à Arolla directement n’est pas retenue et nous choisissons de “perdre” une journée en restant à Bertol pour pouvoir finir comme il se doit notre Haute-Route le lendemain, journée pour laquelle nous sommes assurés du retour du beau temps. Le Mont Rose attendra. Reste à trouver des occupations ! Au programme : descente sous le refuge dans une poudreuse moins épaisse qu’espérée, pour maintenir les jambes dans le rythme, construction d’igloo, manips de cordes dans les échelles, approvisionnement du refuge en neige à fondre pour Vincent, lecture, rosti, sieste, couture… Le tout dans une ambiance qui s’est une fois de plus densifiée. Si nous n’étions que 8 la veille, nous sommes maintenant une 40aine malgré le mauvais temps. La salle de restauration est pleine et les coups de main au refuge sont les bienvenus. Nous avons déjà l’impression d’être les uns sur les autres dans cette cabane où il est difficile d’être ailleurs qu’à l’intérieur essayons d’imaginer ce que sera la soirée suivante quand Stéphane nous annonce le nombre de skieurs attendus : 80 (record précédent à 76). Bon courage.
2 h - 3,5 km - 400 m D+
03/04 - Jour 10 : Cabane de Bertol - Zermatt
On the road again
La journée commence avec la satisfaction de quitter la foule du refuge.. A l’heure du départ on se bouscule et on se marche dessus dans le sas avant de descendre à la queuleuleu les échelles. Nous nous levons en dernier mais, bien rodés dans l’exercice de la préparation des sacs, partons les premiers. Nous avons la primeur de la trace dans 30 cm de neige fraîche aux premières lueurs du soleil. Après un gros travail de traçage jusqu’aux abords du col de la Tête Blanche, nous laissons filer un groupe avec son guide pour tracer les dernières tranchées. Tout le monde se retrouve au sommet (3711 m). A deux pas de nous, la Dent d’Hérens et le Cervin. Enfin, Zermatt est au bout de la vallée. Il ne nous reste qu’à savourer la longue descente (16 km), qui on l’espère, pourra connecter jusqu’au village de Zermatt par les pistes. Le printemps installé bien précocement a fortement mis à mal l’enneigement de bas de vallée depuis notre départ. Après un passage magnifique sous les 4000 m du coin, nous retrouvons le bas du glacier de Zermatt sous une fine couche de neige et constatons les signes de l'impressionnant retrait glaciaire. Pour l’heure c’est beaucoup de cailloux et quelques semelles rayées. La neige n’est ensuite présente que sur les pistes mais l’arrivée se fait bien skis au pied ! Après une navette nous arrivons juste à l’heure pour prendre le train de retour pour rentrer à Chamonix.
La satisfaction est grande de boucler cette traversée skis au pied du début à la fin, par une voie originale, plus montagnarde et confidentielle. Pas de bobo ou de casse à déplorer, le groupe a bien tenu et est resté solide malgré les petites difficultés.
Nous avons eu beaucoup de chance de profiter d’une météo, au global, favorable, élément déterminant pour la réussite d’une telle traversée. Nous avons cependant le sentiment que même en ayant débuté la Haute-Route avec presque 1 mois d’avance sur le calendrier classique, nous avons été parmi les derniers à pouvoir la skier entièrement du début à la fin, sans portage. Encore un signe s’il en fallait un que les temps changent, et qu’ils changent vite.
5 h 30 - 22 km - 650 m D+
Conditions assez printanières pour une fin mars. Températures bien positives tous les jours jusqu'à 2500 m. Fonte marquée en journée sous un grand soleil. Regel nocturne et neige dure en matinée. Au-dessus de 2500 m les conditions restent globalement hivernales. Les glaciers sont bien bouchés. De la neige présente du début à la fin de la haute-route mais c'était certainement le dernier créneau tant la fonte en moyenne montagne s'est accélérée en 10 jours.
10 jours (dont 1 jour bloqué à cause de la météo)
Conditions ensoleillées la majeure partie du temps. Parfois des nuages bas en fin de journée, diminuant la visibilité. Températures printanières, plutôt douces. Deux journées de mauvais temps et une journée de soleil mais avec un vent très marqué.