Col de l'Autaret : Tour de Mary sens antihoraire à la journée
La veille, je retrouve Pilou dans le train. Ca fait un bail et ça fait plaisir ! On est récupérés par notre chauffeur à Gap qui s'est occupé des courses : grand luxe. Tout le monde se retrouve à Barcelo pour une nuit dans un gîte rustique non chauffé mais repas excellent ! Le plan initial était un raid avec 3 nuits en cabane : Carmagnola, Franco Boerio et Enrico Olivero. La météo étant mauvaise le lundi, après un grand coup de remue-méninges, on décide de sortir à la journée le dimanche pour ne pas se réveiller coincés par la tempête le lundi matin. Belle météo prévue le dimanche malgré le vent, on en profite pour planifier un tour ambitieux avec 3 passages de col. Tout le monde reprend ses marques dans la montée, c'est pratique de suivre une trace pour la montée au col de Mary car l'itinéraire ne semble pas évident dans la première partie en forêt. Le col est venté, et le versant italien sous le col de Mary est tout soufflé neige béton. On prend garde à ne pas se risquer sous les pentes raides, à raison car on déclenche une petite plaque épaisse à distance en descendant. Changement d'ambiance à la remontée au col Bellino. La neige est profonde, le vallon est protégé du vent. Petite pause pique-nique. Malheureusement on ne le parcours qu'à la montée. On croise deux autrichiennes qui font des virages dans la poudreuse sans se risquer à monter jusqu'au col pour ne pas prendre le vent. Le Monte Bellino est tout pelé. Le col est bien corniché mais on trouve un passage sans soucis. Descente de l'autre côté en essayant de ne pas perdre trop de dénivelé car la journée est longue et l'heure tourne. On ne prend pas le temps de passer voir le bivouac qui était prévu. Remontée au col de l'Autaret qui prend des rafales impressionantes. On voit le vent souffler au dessus de la corniche en continu. On craignait une face N un peu raide : elle est dénéigée tandis que le côté Sud est plus raide à cause de l'accumulation de neige. On décide de dépeauter sous le col, à l'abri et de monter à pieds pour ne pas avoir à faire la manip en plein vent : très sage décision, on a du mal à chausser une fois montés, même si Marc dit que c'est débonnaire. Descente sur de la neige béton dans le magnifique vallon de Chabrière avec ses belles cascades de glace (en particulier en face de la Bergerie !). Il est rempli d'énormes anciennes coulées qui ont parcouru des distances impressionnantes sur le fond plat. On suit scrupuleusement la trace de ski de rando Petzl pour passer le ravin de Chabrières. Ca n'est pas simple et le fond de ruisseau est exposé aux coulées. On ne s'attarde pas. Ensuite il faut franchir le plan de Parouart. On fait l'erreur de vouloir couper au plus court mais il n'y a pas de pont de neige. Certains parviennent à traverser à ski sur des ilôts de neige sur branches tandis que d'autres traversent à pieds... et mouillent les chaussettes. Une fixation de Marc reste bloquée, Pilou trouve une solution de fortune très efficace. Enfin c'est le dernier tronçon jusqu'à Maljasset qu'on tente d'abréger express avec différentes stratégies de peautage pour atteindre le refuge et se réchauffer. Super accueil au refuge, repas délicieux, avec option accord mets vin pour certains. Délicieux thé pour la journée du lendemain inclus dans la demi-pension !
Beaucoup de neige mais très ventée.
6h15 lever à Barcelo 7h40 départ voiture 9h10 départ skis aux pieds à Maljasset 11h Bergerie supérieure 13h10 fin de la pause piquenique dans la montée à Bellino 14h20 col passé dépeauté 16h col de l'Autaret passé 16h25 bergerie de Chabrière 17h sortie du canyon 18h25 parking
Gros vent au col de Mary, énorme vent au col de l'Autaret.
Super accueil au refuge de Maljasset, repas délicieux, avec option accord mets vin pour certains. Délicieux thé pour la journée du lendemain inclus dans la demi-pension.