Octathlon du MONT BLANC 4849 m : de la Grotte Cosquer au sommet du Mont Blanc
OCTATHLON du MONT BLANC 4849 m – Mare et Monti De la Grotte Cosquer au sommet du Mont blanc
C’est l’association les chauffe la semelle qui organisait le premier Octathlon du Mont blanc en ce mercredi 1er Avril 2026. Épreuve originale car elle faisait relier la grotte Cosquer au large de Marseille au sommet du Mont Blanc avec un enchainement de 8 épreuves dans un temps maximum de 24 h (une sorte de Barkley multisport …)
Les 8 épreuves : Grotte Cosquer – Surface de la méditerrannée : plongée sous marine Retour à Marseille port : pédalo Voie Creche Pad au Devenson dans les calanques Vélo – sortie de la voie – Ventoux – Grenoble Quad – Grenoble – Chamonix Trail : Chamonix – Chamonix via le parcours de l’UTMB Ski de randonnée et Alpinisme : Chamonix sommet du Mont blanc une voie originale : au niveau du petit plateau, le parcours tirait à droite direction le Dôme du Gouter par les séracs
Nous étions seulement 200 sur la ligne de départ, sans doute lié à une date mal choisie, l’épreuve se tenant un mercredi en milieu de semaine. Le départ était donné au fond de la Grotte Cosquer, par chance, les consignes étaient assez clair, bien suivre le fil d’Ariane, heureusement qu’on les a tous suivis, au bout de 10 coups de palmes, l’entièreté de la grotte était plongée dans l’obscurité vaseuse. Heureusement pas d’accident lors de cette épreuve, remontée sans palier pour la plupart des concurrents « pour gagner du temps et sauter sur le pédalo »
Pas facile d’enchainer avec le pédalo sur une méditerranée avec des creux de 5 m ce mercredi. J’étais en milieu de peloton, j’ai assisté à quelques abondons de personnes sans doute mal préparés. C’est quand même pas compliqué d’arriver sur une épreuve comme ça un peu affuté ! Bon, avec les creux, j’ai quand même vomi 3 fois et je titubais un peu sur le port de Marseille où était situé le premier ravito. J’ai dû le sauter, je ne pouvais rien avaler ! Je repars en petite foulée vers le Devenson, une voie des Calanques. Moi, j’aime bien les calanques, ça me change des 4000 Suisses aux grands glaciers. Le rocher y est magnifique et l’ambiance unique. J’avoue, 4 petites longueurs, un peu rando pour moi, fait juste savoir placer ses pieds. Lors de la deuxième personne, j’ai vu un truc tomber à côté de moi, à mag 2. J’ai eu peur. Au départ j’ai pensé que c’était un bloc, puis j’ai compris à l’attitude des bénévoles au pied de la voie que c’était un concurrent. J’espère qu’il va bien et qu’il s’en sort sans trop d’égratignures ! Le 7 C+ me stresse un peu, mais, chacun ici, connait mes qualités de grimpeur, C’est haut la main que je parviens au sommet du Devenson où j’enfourche mon vélo
Long is the road! Je file vers le Ventoux que j’avale, je me permets même de dépasser Pogacar, en repérage pour le prochain tour de France. Il ne m’a paru pas très en forme le gaillard. Peut être faudrait-il que je me mette sérieusement au vélo, je suis sûr que je performerai ! Du sommet, la longue descente me permet d’arriver sans trop pédaler à Grenoble, faut ne pas oublier de prendre de la vitesse en descente.
Grenoble, ici est toute l’originalité. Une épreuve de quad pour rejoindre Chamonix en passant par les plus hauts sommets traversés. J’ADORE ! En plus ça permet au moins sportif de trouver une épreuve où ils pourront exceller ! De Grenoble, ça part d’abord vers Bourg d’Oisans par la route, un peu monotone, mais c’est poignée à fond et Cerveau déposé le long de la route avant de le trouver plus haut si tout va bien De là, enchainement un peu technique sur l’Etendard, ou quelques skieurs alpinistes me font des signes mécontentement que la décence ne me permet pas de retranscrire ici. En un coup de gaz, je laisse sur place les importuns. Descente versant Maurienne, moment agréable, je me rends compte que l’écho me renvoie le doux son de mon turbo, grâce à la face des Aiguilles d’Arves. Non seulement elles sont belle à voir ces aiguilles, mais elles sont aussi belles à entendre. Et après certains vont affirmer qu’en quad on n’est pas proche de la nature...
Descente à Saint Jean – Termignon, je me retrouve dans un petit peloton de 10 quads. On remonte vers les glaciers de la Vanoise. Juste avant le Dôme de Chasseforêt, des gardiens du parc de la Vanoise nous arrêtent « C’est pas nous qu’on a tracé le parcours !!! » On essaie de joindre l’organisation, les gardiens fulminent. Nous on sait qu’on est dans notre bon droit face à ces guignols de gardiens… « les bouffons ! » Bon, vu que ça s’éternise, on reprend notre technique, poignée à fond et on file vers Pralognan et le ravito , surtout les quads, c’est que ça bouffe ces petites bêtes là De là, itinéraire facile par le lac de Roseland pour rejoindre Chamonix
Bim petit coup de trail, débuts de crampes dans la montée à l’ancienne gare des glaciers puis je chausse les skis. Le groupe s’est réduit, Zivis le Letton a fait une grosse chute en quad en montant à l’Etendard par l’arête (faut dire que le quad ça n’est pas très adapté à la progression sur arête, et on peut difficilement s’encorder)
Bon, faut dire que le passage de la jonction est le premier passage chaud de cette partie. D’autant plus que c’est une épreuve individuelle, faudra que les organisateurs pensent à ce problème de sécurité, la jonction c’est tout de même un endroit un peu dangereux pour passer en solo
La suite, je suis nase mais pas à pas je remonte jusqu’au petit plateau, là, dans les traces d’avalanche, je remonte vers le (les …) gros séracs à droite, bah oui, c’est jalonné par là, alors moi je suis les jalons, je suis un coureur discipliné. Par moment quelques petits blocs de glace pas plus gros qu’un ballon de foot dégringolent des impressionnants séracs. Le bruit est assez étonnant mais je progresse. C’est de la cascade de séracs, presque en dévers. Espérons que tout les concurrents s’en sortent sains et saufs. Au-dessus, ça se couche, je rejoins l’épaule du Dôme, le col, Vallot pour un dernier ravito, au foie de morue (étonnant, mais ça passe) puis l’arête des bosses et le sommet
Je termine 54ème, une belle place sachant qu’il n’y a eu que 98 finishers, un mort et 7 blessés (pas mal du à des problèmes de décompression après la plongée, l’altitude ne les a pas arrangés) Je me réinscrirais l’année prochaine Merci aux Chauffe la semelle ainsi qu’aux bénévoles !
Récit photo et vidéo ici
Globalement bonnes conditions j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de magnesie dans la voie Devenson et que le séracs du Gouter était plutôt TRES menaçant pour le reste, ça roule !
23 h 47
Grand beau avec tout de même un beau lenticullaire au sommet du Mont Blanc
pas utilisé le gardien n'avais pas l'air sympa à savoir, il ne cuisine que des produits de la mer (pas très local tout ça)