Mont Dolent - Voie normale depuis la Fouly

Après une après midi bronzage sur le parking de la Fouly et une nouvel nuit en mode "vanlife" départ avec la petite famille d'Alexa pour le second plan au départ de la Fouly du WE : expédition au Dolent !

Mars 2003 : Arrivés au dépot des skis, celui qui allait être mon mari dans 3 mois a coulé sa bielle et décide de nous attendre là, notre trinome du WE (Bruno, un jeune que nous encadrions dans le cadre des équipe jeunes FFME - en snowboard et skis d'approche je crois) et moi. Seulement deux ans après un accident de ski et un dévissage qui m'avait bien traumatisée et toute jeune skieuse alpiniste que j'étais, je prends mon courage à deux mains pour gravir le Dolent, finalement en solo, Bruno, étant parti devant moi. Ne me voyant absolument pas descendre à pied, je monte les skis sur le sac. La pente se passe bien mais sur l'arête, panique à bord, ce putain de vertige me reprend, je me retrouve à 4 pattes sur l'arête, impossible de me mettre debout. J'avance un peu, mais un rocher me barre la route, j'ai trop peur de poser les crampons dessus, et je signe le but, à quelques mètres du sommet, sans toucher la Vierge ni voir la vue sur le bassin d'Argentière. Par contre, je chausse les skis, dérape un peu sur la neige dure de la pente pas décaillée, me concentre sur le premier virage, en fait 2 ou 3 autres et j'arrive de nouveau au dépôt des skis. Victoire d'avoir skié le Dolent, mais grosse déception, et remise en question, encore, de m'être laissée domptée par mes peurs là haut. En reparlant du Dolent, j'ai toujours dit que c'était le truc le plus raide et le plus expo que j'avais jamais skié...

La question a donc tout de suite été posée à Alexa : est ce que tu comptes monter les skis là haut ? réponse assurément négative, et ça me va bien, je crois que je n'ai pas envie non plus de mettre les spatules à nouveau sur cette pente sommitale. On monte donc avec les sacs lourds et dans la chaleur jusqu'au bivouac, je m'octroie quelques centaines de mètres en rab pour skier un peu, monter léger, trouver un peu de fraicheur aussi et voir le paysage de plus haut au pied de la pointe allobrogia ! Après midi sieste, parfait pour être en forme pour le lendemain ! On reprend la météo, parce que c'est pas terrible ce soir, mais après dissipation des nuages matinaux, c'est grand beau Le glacier a bien fondu, on voit l'objectif de loin, bon il faut le dire ce n'est pas la montée la plus excitante de la saison, heureusement que les paysages alentours sont dantesques, notamment sur les Grandes Jorasses qui apparaissent. Au dépot des skis, le nuage qui enveloppe le sommet commence juste à partir, ouf. Je reste avec Alexa en soutien pendant que Ju et Sasha, 17 ans seulement, montent devant. SUr l'arête, waaaaa c'est trop beau ! Ah ah je revois mon rocher et paf je lui marche dessus allègrement, non mais ! Un ptit coucou à la Vierge, qui a pris quelques coups de foudre sur la tête et c'est le sommet, avec la vue sur la Verte et le bassin d'Argentière que je peux enfin contempler !!!!!! Beaucoup de joie au sommet, bravo la petite famille d'avoir fait ca ensemble, contente de partager ça avec vous :-) La descente n'est pas mauvaise, vraiment c'est une très belle course de ski alpinisme. Aucun regret de ne pas avoir monté les skis là haut, d'autres lignes et pentes sont bien plus belles et moins exposées à skier. Heureuse de me dire que depuis 2003 et surtout depuis 2 ans, la petite chenille est sortie de sa chrysalide pour devenir un beau papillon et toutes ces belles réalisations me remplissent à chaque fois.

on chausse et on déchausse au parking ca chauffe vite et fort, attetnion au passage de la traversée après le petit col ferret

neige plutôt lisse et bonne dans la descente d'Allobrogia au refuge (13 h 10)

montée avec les couteaux préférable depuis le refuge pour l'approche du dolent bon regel cette nuit malgré les nuages quelques ressauts raides et avec des boules un peu de grésil tombé dans la nuit bonnes marches de montée à pied descente à ski déconseillée (outre l'exposition) pas encore assez de cycles dégel / gel pour avoir une neige de quazlité, on est sur de la croute dans la face du Dolent

descente plutôt très bonne du dépot des skis au refuge ensuite ca commence à coller re-pas mal au début de la combe des fonds juste après le petit col ferret et puis moyen jusqu'en bas ca freine bien

dimanche : 8 h 45 / 12 h montée refuge + 1 h 15 AR pointe allobrogia lundi : départ 8 h / dépot des skis 10 h 40 / sommet 11 h 30 / bivouac 12 h 40 / la fouly 13 h 30

dimanche : grand beau et chaud se couvrant dans l'après midi, averses le soir et dans la nuit lundi : un peu couvert le matin, nuage qui a mis du temps à lâcher le sommet; du vent pas très chaud puis grand beau et chaleur

rien à part des matelas et des couvertures (qui doivent être les mêmes qu'il y a 23 ans !!) bien prendre réchaud, gamelles, eventuellement duvet