Grand Ferrand : Voie du Chourum Olympique
Ne pas se fier à nos horaires dans les parties en crampons (nous emmenions une débutante).
Train Grenoble - Lus la croix haute 13h03 - 14h40. 45min pour rejoindre le parking de la jarjatte. Une petite heure pour rejoindre la cabane. On sera seul dans la cabane (alors qu'on craignait la foule, Belledonne nous a habitué au pire il faut croire). On fait de l'eau et une école de cramponnage dans les pentes du sous bois (bucolique l'école de cramponnage). Un dîner copieux et qualitatif. On doit se coucher sans prendre le temps de lire le courrier international (zut, on ne va pas en montagne pour rêver de guerres et conflits internationaux) car le réveil est fixé de bonne heure le lendemain : 4h20...
Nous sommes partis tôt en espérant battre la chaleur, mais c'était perdu d'avance. Au moins, on a eu le bonheur de faire un départ à la frontale, éclairés par une lune presque pleine, de cueillir les premières lueurs du jour dans le calme vallon du Fleyrard, de déposer nos affaires sous les regards apathiques de bouquetins du Lauzon (et de prier qu'aucun d'entre eux ne vienne grignoter nos pique-niques), de passer le col de Charnier en même temps que les premiers rayons de soleil passaient l'horizon. La traversée vers le pas de Coche marque la fin de la quiétude et relative fraicheur matinale. En rejoignant le Vallon du Grand Villard, on rejoint l'autoroute du coin, supplément canicule, mais le tout dans une très bonne ambiance. Le chourum se remonte très bien. On a quand même sorti la corde pour assurer notre piou-piou dans le petit ressaut de glace de sorti. Coup de gueule contre le groupe qui a remontée droit vers la falaise à la sortie du chourum pour rejoindre les arches : ils ont fait partir des pavés en traversant dans la caillasse, superbement canalisés par le chourum, ça aurait pu faire de gros dégâts ! Alors que la trace permet de contourner la sortie du chourum sans rien envoyer plus bas...). Les arches inter-ferrantes se remontent très bien, elles sont toutes en neige, ça reste raide, impressionnant et beau. On est sortie par la droite, tout en neige, avec du rocher affleurant par endroit. Au sommet, on pensait en peu en avoir fini. On s'est fait surprendre à la descente par la désescalade en rocher (qu'on avait négligé de lire attentivement dans la lecture du topo), on a pris le temps de contre-assurer notre piou-piou sur les points. (De certains points, il ne reste que la tige. Cela dit, ceux qui restent sont les plus utiles.) On a encore pris le temps pour descendre la raide pente de neige en crampons piolet avant de chausser les skis un fois la barre rocheuse franchie. On a eu le luxe de faire quelques virages avant de tirer à droite pour rejoindre le col de Charnier sans repeauter, ouf. Et du col rejoindre nos piques-niques, nos duvets et nos baskets (que les bouquetons n'avaient pas grignoté : re-ouf). On a pris le temps de faire une vraie pause. Une petit coulée est partie du côté de la tête du Lauzon, sans doute sous l'action d'une corniche qui se serait détachée ou du caillou qui chauffe. Donc on s'est quand même empressé de refaire les sacs et de finir cette descente pour retrouver de l'ombre et de l'eau (re-re-ouf). On a déchaussé à plusieurs reprises, franchis quelques beaux restes de grosses coulées d'avalanche. Une fois le bas du vallon rejoint, on a pu rechausser pour rejoindre le parking et nos vélos (quelques déchaussages en sous bois quand même).
Une bonne sieste, un défonçage des restes de pique-niques, trois repaquetages, une réparation de crevaison, et nous enfourchions nos vélos pour filer vers la gare à vive allure. La route est belle, les oiseaux chantent, ça sent le printemps de partout. Au passage, on admire les beaux restes des belles cascades de Chamousset (avec une très belle résurgence).
Bilan de la course : une belle course, de la bonne humeur, du soleil et des coups de soleil, de l'eau (et du sel). Merci aux cr de nos prédécesseurs, merci aussi aux cordées qui ont partagé l'ascension et la descente du Gd Ferrand avec nous (et surtout derrière nous ;) ) pour leur patience et leur bonne humeur !
Enneigement quasi continu sur la journée. Regel correct dans la nuit. Neige qui s'alourdit dans la journée. On a pu partir de la cabane en skis (on a quand même déchaussé une fois). Le chourum et les arches sont bien enneigés et tracés. Dans le premier, un ressaut en glace de deux mètres. Dans les arches, pas vu de difficultés (le ressaut devait être sous la neige). A la descente, neige qui s'est considérablement alourdie sous le soleil. Au lac du Lauzon, une coulée se déclenche en amont (sans doute du à l'effondrement d'une corniche). A la descente sous le lac, on faisait partir de petites coulées et escargots de neige lourde sous nos skis dans le raide. On a déchaussé plusieurs fois sur la fin mais avons pu finir à skis jusqu'au parking de justesse.
10h30 cabane - parking Départ 5h05 Col de Charnier 7h20 Pas de Coche 8h20 Chourum - entrée 9h Grand Ferrand 11h15 pause 11h45 Descente VN + pente neige 13h15 Lac du Lauzon 13h45 pause 14h25 Descente jusqu'au parking 16h35
Grand beau, grand soleil et trop chaud
Cabane en bonne état. 5 matelas. Poêle qui chauffe bien (mais qui enfume aussi). Quelques couverts. Une casserole, une bouilloire. Source à 500m.