Croix de Belledonne x2 + Grande Lauzière : Classique du Z

Après avoir laissé ma voiture dans le Haut-Bréda la veille et fait le retour à Grenoble avec Léa, nous partons de Bachat Bouloud pour remonter jusqu'aux Lacs Robert par les Lacs Achard dans la tranquilité des sapins de l'envers de Chamrousse. Au col de la Botte nous enlevons les peaux pour traverser jusqu'au pied du Grand Van, et je chute après une centaine de mètres. C'est quand je termine ma glissade sur la neige encore dure que je comprends que ma fixation est toujours accrochée à mon pied, mais que mon ski continue sa course un peu plus bas. J'ai arraché ma fixation avant. Je dis à Léa et Seb de continuer, et que je les rejoindrai directement au refuge après avoir loué des skis à Chamrousse.

Je redescends donc sur un pied jusqu'au SkiSet de Chamrousse 1750 m. Je me félicite d'avoir autant fait l'idiot sur un pied quand je skiais avec mes neveus et nièces cette saison, mais ça ne m'empèche pas de complètement me cramer la cuisse gauche. Je loue des skis (K2 Wayback 96) et je remonte à la Croix sous une chaleur torride. La courte descente jusqu'aux Lacs Robert me permet de comprendre que malgré le fait que les skis semblaient être tout récemment fartés, les peaux hors d'âge étaient non seulement trempées mais avait aussi déposé de la colle sur la semelle. Je skie donc presque tout droit dans la neige humide, en me demandant ce que ça voulait dire pour le reste de l'aventure.

Je continue en direction du refuge, mais je me dis rapidement que ce serait dommage de ne pas passer par la Grande Lauzière en chemin. D'autant que l'approche bosselée jusqu'au refuge ne me donne pas du tout envie. J'envoie donc un message aux deux autres et me lance sur l'interminable montée en pente douce de la face sud de la Grande Lauzière. Il fait toujours plus chaud. Je termine absolument cuit, essayant tout de même de pas traîner dans la dernière traversée, la neige étant déjà très humide. Au sommet presque à quatre pattes, je vois un groupe de jeune descendre en face Ouest. Je mange et je reprends un peu mes esprits, je relis le topo du Z et je me lance dans la face. La neige est froide mais travaillée par le vent, il y a une ou deux traces d'un passage qui semble déjà dater. La recherche d'itinéraire est intéressante, le ski n'est pas exceptionnel mais le trajet me permet de shunter la traversée des lacs. Je termine la descente jusqu'au refuge dans la neige détrempée, et je retrouve mes amis.

L'accueil des gardien est très chalereux et la nourriture est bonne, mais la disposition des bâtiments est catastrophique. Il faut sortir à chaque fois qu'on veut faire quelque chose, et il n'y a qu'un seul toilette pour un refuge de probablement plus de 50 places. Dommage.

Je suis épuisé, j'étends mes affaires et je fais 30 minutes de sieste. Léa décide de se joindre à un autre groupe pour redescendre en vallée, nous continuerons donc à deux avec Sébastien.

Soupe très tôt au soleil, encore de la vieille neige froide à l'ombre. Neige très travaillée par le vent dans le Z.

7h30-16h10 (8h40)

Grand beau, très chaud, pas de vent.