Grosse poudre et faces planes de la Blanche
Itinéraire suivi : montée par les télésièges de la station, puis en peaux par la Croix du Chastelet jusqu'à 2600 m.
Météo/températures : nuageux quelques éclaircies, vent 20/30 km/h au-dessus de 2300 m.
Conditions pour le ski : excellentes, 40 cm de neige fraîche encore bien légère, très facile à skier.
Conditions nivo et activité avalancheuse : Quelques avalanches parties spontanément en sud dans les rochers sous la Rouya, T1 à 2. Sinon, pas d'activité avalancheuse observée ce jour.
Petit tour dans le secteur de la Blanche pour aller analyser l'évolution du manteau neigeux après les récentes chutes de neige, abondantes dans le coin ! En sud à 2500 m, la neige récente repose sur une croûte de 3 à 4 cm, puis sur 25/30 cm de grains fins et enfin 30 cm d'un millefeuilles de gobelets et de croûtes. Pas de structures défavorables ici dans cette orientation, mais dans les secteurs davantage ventés, quelques plaques à vent pourraient quand même être présentes dans ces orientations. Sondage complet réalisé à 2380 m dans les pentes nord-est sous la Croix du Chastelet : hauteur totale de neige 176 cm. Les instabilités dans la neige fraîche de vendredi/samedi sont en cours de stabilisation et les ruptures ont de plus en plus de mal à se propager. Comme partout ailleurs, des couches fragiles persistantes sont présentes dans la partie inférieure du manteau neigeux, mais dans ces pentes bien enneigées, elles sont suffisamment enfouies pour être difficiles à solliciter (ECT négatif). Par contre, à plus basse altitude où les épaisseurs de neige sont moins importantes (2200 m, dans la forêt), les couches fragiles persistantes sont moins enfouies. Elles deviennent donc un peu plus faciles à solliciter : 2 ECT réalisés, positifs au 22e et 23e coup, avec une belle propagation.
Dans ce secteur mieux servi par les chutes de neige depuis le début de la saison, les couches fragiles persistantes à la base du manteau neigeux sont plutôt de type faces planes. Les gobelets y sont moins présents contrairement aux massifs moins enneigés (comme l'Ubaye, l'Embrunais-Parpaillon, le Queyras etc.). En effet, les forts gradients de température nécessaires à la formation des gobelets sont plus facilement observés dans des manteaux neigeux peu épais. Leur présence est donc plus généralisée dans les massifs qui étaient peu enneigés au moment de la période de froid de fin décembre / début janvier.
Thomas et Romain