Col Supérieur des Essettes: Traversée Saleina → A Neuve par les 3 cols
Depuis la cabane de Saleinaz, prendre direction SSW en direction du col des Planereuses, au mieux au travers des névés ou des champs de blocs (viser la station météo au début). Pour rejoindre le glacier sous le col des Planereuses, il faut passer par la petite vire neigeuse à l'altitude 2900 (passage raide et exposé). Une corde fixe permet de passer le passage rocheux situé à la sortie de la vire. (S'il est enneigé, il est aussi possible de rejoindre le col des Planereuses en remontant le glacier qui est situé directement en dessous. Voir cependant la troisième remarque ci-dessous.) Rejoindre ensuite le col, qui est la fenêtre située sur la droite (SW).
Du col des Planereuses, descendre sur le glacier des Planereuses (corde fixe), et le suivre plus ou moins à niveau pour rejoindre le col supérieur de Crête Sèche (point 3024 sur la CN, à l'W du col de Crête Sèche) Remonter le couloir neigeux (en début de saison) relativement raide pour atteindre le col.
Du col supérieur de Crête Sèche, rejoindre le col des Essettes par une traversée à flanc.
Du col des Essettes, descendre via un couloir (35-40°) pour rejoindre ensuite au mieux la cabane de l'A Neuve via des éboulis ou des névés. En dessous du couloir on peut aussi se diriger sur la droite (W) pour d'abord rejoindre l'itinéraire de la Grande Lui et ainsi parvenir plus confortablement à la cabane.
Traversée sauvage et peu parcourue, à faire en début de saison d'alpinisme ou en ski au printemps.
La traversée est décrite ici dans le sens Saleinaz > A Neuve, mais peut être faite dans les deux sens. La difficulté et la pénibilité de l'itinéraire dépendent fortement des conditions d'enneigement. L’itinéraire par le glacier situé directement en dessous du col des Planereuses, qui permet depuis le col de rejoindre le sentier menant du glacier de Saleinaz à la cabane de Saleinaz, est actuellement (été 2020) déconseillé. La diminution de volume du glacier de Saleinaz a en effet fortement fragilisé la moraine, ce qui provoque des éboulements presque continuels.