Pic des Aupillous: Couloir NNW de Chauvetane
Approche # 2h30 à 3h Du Chalet du Gioberney, remonter par un sentier aisé en direction de la cabane du Gioberney. Suivre le fond du vallon qui tourne progressivement vers l'E. Le sentier s'interrompt à 1843 m au pied du ravin de la Condamine (45min). Remonter le ravin par sa rive gauche et gravir au mieux la moraine jusqu'à 2320 m environ. On prend alors pied sur le glacier de la Condamine. Le traverser tout d'abord à plat vers l'E en passant sous les éperons les plus bas. On est maintenant en vue du couloir. Il descend directement de la brèche 3183 m et est divisé en deux parties.
Voie # 2h à 3h00 La partie basse est un raide couloir de neige entouré de deux larges éperons rocheux, lesquels débutent vers 2550 m. Très raide au départ, la pente se couche lorsque l'on débouche dans une petite pente de neige. On reprend ensuite le couloir sur 150 m environ (48° de moyenne, 50° à la fin). On atteint alors une brèche issue d'un éperon secondaire. De cette brèche rejoindre la seconde moitié du couloir par une traversée délicate en neige posée sur du rocher pourri (60°). Le couloir se poursuit alors directement jusqu'à la brèche sommitale caractéristique (50° puis 52°/53° sur presque 100 m, 55° à la fin), bloc énorme coincé laissant un passage sous le bloc (ou pas).
Descente Alpinisme # 3h De la brèche désescalader un couloir de 200 m à 45° maximum. Par des pentes de neige faciles on rejoint le sommet de la moraine (2500 m). Descendre directement la moraine en restant bien rive droite du vallon et atteindre vers 2043 la cabane du Pis. De là, suivre le sentier qui descend le vallon et rattrape le sentier du Ministre. Remonter ce chemin horizontal jusqu'à un parking secondaire puis jusqu'au chalet du Gioberney.
Ski Par l'itinéraire de montée. Variante : la plus belle descente consiste à partir de la brèche, et à traverser vers la variante "étroite" qui est en fait le bas du [[routes/54046/fr|couloir sans nom]]. Descente soutenue, le passage pour rejoindre le couloir inférieur peut être délicat : la pente atteint à nouveau 55° sur une dizaine de mètres en traversée et il faut franchir l'arête neigeuse effilée.
Ce très esthétique couloir, en deux parties, issu de la brèche 3183 m, est une très intéressante ascension à la journée au printemps.
La dénivelée raisonnable et l'altitude pas trop élevée font de cette course une belle ascension à la journée de début de saison, au printemps. L'orientation et l'encaissement du couloir le mettent à l'abri du soleil le matin.
Le fait que le couloir ne soit pas continuellement encadré par les mêmes piliers rocheux lui - donne une certaine variété.
Remarques ski Bon plan au printemps: peu de portage lorsque la route est déneigée jusqu'au refuge. Couloir donné à "presque 60° sur presque 600m" dans le Labande (course 130 tome 3). Plutôt presque 50° sur 550 m avec sortie à 55° sur 30 m (H7 Toponeige Écrins S). 5.4 E2 estimé lors de la première du BLMS pour la descente intégrale par la variante "étroite". Cotation justifiée par les difficultés de la jonction des deux branches. Selon la Nimp Crew : 5.3 E2 pour le couloir principal 5.3 E2 (50°/300m) pour le couloir rectiligne de la variante "étroite".